Binic Folk Blues Festival http://www.binic-folks-blues-festival.fr Promouvoir et développer toutes expressions artistiques, autour des musiques actuelles en Côtes d'Armor. Thu, 11 Jul 2013 17:59:06 +0000 fr-FR hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.5.2 David Evans http://www.binic-folks-blues-festival.fr/david-evans/ http://www.binic-folks-blues-festival.fr/david-evans/#comments Mon, 01 Apr 2013 15:41:10 +0000 BreizhKBAdmin http://www.binic-folks-blues-festival.fr/?p=1090

Lire la Suite »]]> David Evans, our bluesman uncle

 

« Le seul trait permanent de mes expériences sur le terrain était la surprise que les gens exprimaient fréquemment de mon intérêt pour un tel sujet [folk blues], généralement suivie par l’expression de plaisir et d’approbation.

David Evans

Mon sincère enthousiasme pour cette musique, que beaucoup d’autres considèrent datée, fut également un facteur positif. Enfin, ma propre capacité à jouer certains blues issus de traditions familières aida à établir les relations et fut d’une immense utilité dans la compréhension de cette musique que ce soit pendant qu’elle était jouée ou pour son analyse par la suite. La plus grande part de cette capacité fut, en fait, reçue des musiciens de blues eux-mêmes au fil de mon étude de leurs techniques d’interprétation et de composition. J’étais l’étudiant, et eux, peut-être sans le savoir, étaient les enseignants. Je considère cette expérience comme comparable à l’apprentissage d’une langue sur le terrain. Ce fut pour moi un important moyen de communication. Je dois ajouter, cependant, que je jouais presque uniquement quand on me le demandait. Je jouais rarement avec d’autres instrumentistes et chanteurs, et jamais sur mes enregistrements, excepté en de très rares occasions où d’autres musiciens ont insisté pour que je les accompagne. J’ai essayé d’éviter autant que possible de telles situations. J’ai été incapable de mettre en évidence une occasion où ma propre interprétation aurait pu influencer celles de mes informateurs, à part comme une stimulation générale à se remémorer et jouer le vieux répertoire. »

David Evans, exposant dans l’introduction de son « Big Road Blues » sa méthodologie d’enquête auprès des bluesmen ruraux du Delta, avec une rigueur, un enthousiasme, et un effacement presque candide de sa personne derrière ce qui compte, la musique, aussi caractéristiques de son jeu que de ses travaux de recherche universitaires.

Evans, qui fête ses cinquante ans de scène cette année, était pourtant déjà un guitariste chevronné lors de ces longues années d’enquêtes, débutées en 1964 auprès de Son House et poursuivies par de longs séjours annuels dans le Mississippi jusqu’à ce que sa nomination à la chaire de musicologie du blues de l’université de Memphis en 1978 lui permette de s’immerger quasi-quotidiennement dans le monde des juke-joints et des backporch verandas. Dès 1962, il tournait en duo avec le légendaire harmoniciste Alan Wilson, et c’est ensemble qu’ils rencontrèrent Son House – mais leurs vocations profondes divergeaient, et le duo se sépara finalement vers 1966 : Wilson, attiré par les feux de la rampe, fonda Canned Heat avec Bob Hite et se brûla les ailes, mourant dès 1970 après une carrière météorique. Evans, lui, se plongea dans l’obscurité académique et devint l’éternel étudiant, compagnon et défenseur des bluesmen du Sud Profond. Aujourd’hui, Evans semble presque embarrassé quand il commente les quelques pistes exhumées de l’époque qu’il s’est laissé tenter à joindre à son CD Needy Time d’un « Nous n’étions pas si mauvais après tout. »

David Evans

Obscur ne veut pas dire inactif. Même si vous n’avez jamais entendu parler d’Evans, il y a de bonnes chances que vous l’ayez entendu, tenant la guitare derrière Jessie Mae Hemphill, qui lui doit toute sa brève carrière, ou Hammie Nixon et bien d’autres célébrités du Memphis d’entre-deux-guerres, qui lui doivent de ne pas avoir finit les leurs dans l’oubli et la misère. Vous avez presque certainement entendu quelques-uns de sa multitude d’enregistrements marquants, édités avec une exigence caractéristique, que ce soit sur Testament, Rooster, son propre label universitaire des années 80 High Water, et bien d’autres. Quant aux bluesmen dont vous n’auriez presque certainement jamais entendu parler sans lui, de Jack Owens, inconnu hors de son village de Bentonia lorsqu’il l’y dénicha, et dont il fit une des dernières légendes du blues rural, à R.L. Burnside, dont il maintint à bout de bras la carrière à flot au creux des années 80. A vrai dire, je suis convaincu que nous lui devons le blues revival des années 90 – tous les films et disques de downhome blues enregistrés dans la région de la fin des années 70 au début des 90, de la massive anthologie Living Country Blues chez L&R au film Deep Blues de Mugge, qui lança ce revival, furent réalisés selon la même méthode : en allant demander à Evans les adresses de musiciens.

Notons aussi qu’au département de musique de l’université de Memphis, Evans fut l’influent maître, et reconnu comme tel, d’un bon nombre des ténors du garage de Memphis… aussi éberlué qu’il ait pu l’être de ce que ses disciples firent ensuite de son enseignement…

Ce n’est qu’en 1994, au bout d’une trentaine d’années de pratique, d’étude et de scène consacrées à tourner les projecteurs vers ceux qui, à ses yeux, les méritaient davantage, que Evans se laissa persuader de joindre deux de ses morceaux à l’une de ses superbes anthologies, chez le minuscule Hot Fox Records (qui comprend d’ailleurs les premiers enregistrement du superbe Robert Belfour). Heureusement, il y en a eu d’autres depuis, et il tourne en France ce mois de novembre.

« Uncle » David Evans n’est plus tout jeune. Si la pétillance de son regard, la fermeté de sa voix, la souplesse de ses doigtés nous laissent encore espérer au moins une vingtaine d’années en sa compagnie, il m’est difficile de ne pas me souvenir qu’à son départ, c’est une discothèque qui brûlera. Ne laissez pas passer votre chance de l’entendre.

Article de Ratel, Raw Blues Paris

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Mississippi Gabe Carter http://www.binic-folks-blues-festival.fr/mississippi-gabe-carter/ http://www.binic-folks-blues-festival.fr/mississippi-gabe-carter/#comments Mon, 01 Apr 2013 15:40:49 +0000 BreizhKBAdmin http://www.binic-folks-blues-festival.fr/?p=1098

Lire la Suite »]]> Mississippi Gabe

Comment parler de Gabe Carter sans verser dans la caricature de bluesman ? En ne disant pas tout, sans doute, et encore, ça ne suffira pas.

Mississippi Gabe Carter

Mississippi Gabe Carter est jeune, très jeune même pour un style – le Bentonia Blues – où la maturité, musicale et de vie, compte plus encore que dans la plupart des downhome blues – et nous savons tous que peu de bluesmen parviennent à leur optimum, de mesure, d’économie et de profondeur, avant 35 ou 40 ans. Penser à la marge de progrès qu’il doit encore avoir me donne le vertige. Mais, s’il a moins de 30 ans, il a près de 25 ans de guitare : ses débuts datent du jardin d’enfants.

Mississippi Gabe, bien sûr, ne vit pas dans le Mississippi – de même que Detroit Junior vivait à Chicago. À part Mississippi Fred McDowell, qui s’appelait justement Shake’Em, Mississippi n’étant qu’un artefact marketing collé par le Nord, aucun bluesmen n’est traditionnellement nommé, par ses camarades, du nom du lieu qu’ils partagent – quel en serait le sens ? Non, Mississippi Gabe, malgré sa jeunesse, est bien trop un bluesman à l’ancienne. S’il s’appelle Mississippi, c’est parce qu’il est de Chicago – et joue surtout dans un style du Mississippi. Ça n’a pas toujours été le cas.

Gabe, quoique blanc (dans de naïfs critères français; aux Etats-Unis, son ascendance libanaise le place bien près des « colored »), est un fruit du ghetto, poussé dans les bas-quartiers de Chicago, et de diverses plus petites voire minuscules villes de l’Illinois et du Michigan, au gré des boulots que ses parents trouvaient. C’est un stepper (la danse reine des noirs de Chicago) réputé, et un expert des flows et mix du hip-hop des rues. C’est aussi, bien sûr, un bluesman depuis toujours : enfant, ses professeurs de guitare s’appelaient Lurrie Bell, un voisin et ami, et « Uncle Walt », une célébrité locale, avec qui il a enregistré un live, quand celui-ci fut libéré après ses 19 ans pour meurtre. Mais c’était, encore, du Chicago Blues.

Mississippi Gabe Carter

Gabe devient Mississippi Gabe à 16 ans, en pleurant devant sa télévision, quand celle-ci lui révèle Jack Owens. Dès qu’il le peut, il emporte sa guitare à Bentonia – où il est, j’imagine, Chicago Gabe – et apprend de Duck Holmes… Mais il faut vivre, et Gabriel regagne Chicago, puis New-York, où il trouve un bon job comme déménageur. Il sort, quand même, un premier disque (grâce à un français des Amériques, d’ailleurs), qui remporte un joli succès underground, top des ventes downhome blues CDBaby et de bonnes critiques jusque dans les revues françaises. La vie n’est pas tendre, certains chocs font réflèchir… Gabe en a marre, lâche son job, regagne Chicago. Désormais, il est musicien professionnel.

Gabriel est est un archange du blues, une référence pour les insiders de la scène Deep Blues et ceux de ses camarades bluesmen qui l’ont rencontré. C’est à cause de lui, pour lui, que je me suis mis à monter des concerts. Quand je l’ai fait jouer il y a des années au Fanfaron, un notoire bar parisien sauvagement garage, tout le bar dansait – sur du country blues ! Il est vrai que Little Victor, ambianceur sans pareil, n’y fut pas pour rien, mais quand même !

Alors, pourquoi n’avez-vous pas entendu parlé de cette perle ? Pour deux raisons. Gabe est un fils du ghetto, et malgré son sens aigu de la valeur de l’argent, son goût du travail, sa ruse, ce n’est pas un businessman, du moins pas le genre à savoir se booker à l’international ou négocier un contrat chez RCA. Il n’en a ni les techniques, ni les relations, ni le goût; ni, sans doute et malgré son affabilité, les manières. Et puis, surtout, Gabe est trop bon. À Chicago, qui organise une barbecue party pour un millier de dîneurs et quelques l’appelle directement; quand ces bons cachets sont rares et l’argent court, le coin de la rue est là pour sa sébille, qui ne rentre jamais vide, qu’il joue pour le quartier ou pour les touristes. Alors, à quoi bon aller voir ailleurs ? Je ne sais à vrai dire pas trop pourquoi il a décidé de, quand même, revenir faire un tour en France – peut-être simplement la bougeotte, la curiosité et son fin palais. Mais il revient, et autant en profiter, car à quand la prochaine…

Article de Ratel, Raw Blues Paris

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Burn In Hell http://www.binic-folks-blues-festival.fr/burn-in-hell-2/ http://www.binic-folks-blues-festival.fr/burn-in-hell-2/#comments Mon, 01 Apr 2013 15:40:24 +0000 BreizhKBAdmin http://www.binic-folks-blues-festival.fr/?p=1109

Lire la Suite »]]> Les Australiens Infernaux

Burn in Hell sème le chaos en Australie comme en Europe depuis deux ans. Des rues bleues de Melbourne au ciel gris de Bretagne, le trio endiablé nourrit un goût immodéré pour les rythmes orgiaques sur fond de blues caverneux.

Burn In Hell

On pense à un cabaret un peu cradingue aux airs gitans, on embarque sur la nef des fous sans être sûr qu’on en reviendra, puis on ne pense plus. Rien du tout. On burn in hell…

La voix rocailleuse de Glenn n’en dégage pas moins de sensualité
envoûtante, nous entrainant aux confins de la poésie absurde, où il est question de cartes postales imaginaires et de merrabits païens, où les chiens sont aussi saouls que les marins. Le piano déjanté de Gary prend la pose classique le temps d’une intro avant de nous plonger dans une marche d’outre-tombe qui ne manque pas de burlesque. Quant à Evan, il fait feu de tout fût, bidon et cymbale déglinguée, pour pratiquer un fuckin’déjà Voodoo unique aux accents gutturaux.

A ce socle déjà bien barré s’ajoute tout un ensemble de musiciens aux
pratiques pour le moins surprenantes : scie, perceuse, chaînes, didjeridoo, planche de repassage… Où la virtuosité reste de mise.

Le Dr Awkward, nom de leur 2e album sorti en 2012, toujours sur le label rennais Beast Records, a déjà inoculé la rage dans plus de 60 bars et salles de concert sur une tournée européenne de 4 mois. Les Burn reviennent faire une piqûre de rappel en 2013. Juste au cas où…

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The Feeling Of Love http://www.binic-folks-blues-festival.fr/the-feeling-of-love/ http://www.binic-folks-blues-festival.fr/the-feeling-of-love/#comments Mon, 01 Apr 2013 15:39:36 +0000 BreizhKBAdmin http://www.binic-folks-blues-festival.fr/?p=1115

Lire la Suite »]]> The Feeling Of Love

Né à Metz durant l’été 2006 The Feeling of Love est à l’origine, le projet solo de Guillaume Marietta (guitariste et chanteur d’A.H.Kraken, In the red records).

Idée éphémère qui au départ ne devait pas aller plus loin que quelques chansons courtes, éructées et enregistrées sur une cassette pour « Luisance Sonore ».

Le principe étant de jouer sur les codes du garage blues et de la nowave pour retrouver une idée primaire, répétitive et minimale du rock’n'roll.

The Feeling Of Love

Finalement après 2 années passées à faire des concerts en europe et à sortir quelques 45 tours ( sur Yakisakana, Floridas Dying, Rococo records, etc.) le « one man band » mute en sa version actuelle avec les arrivées de Seb Normal (the Normals, Crash Normal,etc.) à la batterie et de S. (A.H.Kraken, Vingt Mille Punks) au clavier. The Feeling of Love sort alors ses deux premiers LP : « Petite tu es un Hit » sur Yakisakana et « Ok Judge Revival » sur Kill Shaman records sur lesquels le blues et ses motifs répétitifs se voient pervertis par le krautrock et le psychedelisme pour atteindre une transe musicale. Un an après, le groupe pousse encore plus loin cette veine « kraut space garage » et sort son troisième album « DISSOLVE ME » sur Born Bad records en Avril 2011. Les morceaux s’allongent, la batterie se fait plus tribale, le clavier martèle ses notes sur une autoroute infinie, et la guitare se perd dans des brouillards de delay. On pense à Suicide, Spacemen 3, The Velvet Underground, et Pussy Galore.

« Dissolve Me » permet à The Feeling of Love de rencontrer un plus large publique et d’être reconnu par la presse hexagonale (le Monde, les Inrockuptibles, Noise, Magic, Grazia, etc). Le groupe fait même la couverture de Telerama Sortir et passe au JT de 20h de TF1 lors de sa prestation au festival ROCK EN SEINE le 26 aout 2011 (deuxième gros festival pour le groupe après Les EUROCKEENES en 2009). Cet été 2011 a été riche en festivals puisqu’on a pu croiser le groupe à la VILLETTE SONIQUE à Paris et au MIDI FESTIVAL à Hyères. En décembre, ils sont à BARS EN TRANS à Rennes.

Le groupe attaque 2012 par une tournée aux Etat Unis, sur la côte ouest et partage l’affiche avec Ty Segall plusieurs soirs de suite. Les deux groupes ont sorti un 45 tours commun à cette occasion. En France on pourra notamment croiser The Feeling of Love aux NUITS SONORES à Lyon le 17 mai.

Depuis ses débuts, le groupe a l’habitude de beaucoup tourner, que ce soit en Europe ou aux États Unis et partage fréquemment l’affiche avec des groupes tel que Ty Segall, Cheveu, Thee Oh Sees, Frustration, Girls, The Intelligence, etc.

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Mikal Cronin http://www.binic-folks-blues-festival.fr/mikal-cronin/ http://www.binic-folks-blues-festival.fr/mikal-cronin/#comments Mon, 01 Apr 2013 15:38:39 +0000 BreizhKBAdmin http://www.binic-folks-blues-festival.fr/?p=1121

Lire la Suite »]]> Mikal Cronin

Si Mikal Cronin est le bassiste-chanteur des Moonhearts, il est surtout connu pour avoir sorti un split LP, trop vite épuisé, avec son compère et ami Ty Segall, l’excellent Reverse Shark Attack en 2010. Malgré ces débuts discographiques encourageants on était curieux d’écouter ce premier album solo de Mikal Cronin (tout de même accompagné de Ty Segall qui tient les fûts sur 4 pistes, Charlie Moonheart en faisant de même sur un titre avant de placer le solo de  »Green & Blue »). Le résultat est à l’image du bonhomme : multi-facettes.

Sur ce premier album éponyme composé de titres variés, Cronin y fait preuve d’un éclectisme symptomatique de ses évidentes influences. Ainsi, les compositions n’hésitent pas à faire le grand écart entre réminiscences sixties voire early-seventies (T-Rex) et envolées plus catchy hérités des nineties, et ce, parfois, au sein du même morceau !

Mikal Cronin

Mais derrière cette rencontre improbable des genres, Mikal Cronin se révèle être un excellent songwriter capable justement de frapper fort et juste presque à chaque fois : »It’s Alright » ouvre l’album par des choeurs hauts perchés que n’auraient pas renié les Beach Boys avant de laisser la place aux guitares noisy et de se terminer par un rythme frénétique sur lequel John Dwyer (Oh Sees) décidément toujours dans les bons coups en ce moment, vient plaquer un solo de flûte ! Suit  »Apathy » sur lequel Cronin multiplie les breaks, brouille les cartes avant d’envoyer un saxo (tenu par nul autre que Cronin) qui prend temporairement des accents d’Hey Jude.  »Green & Blue » avec la voix nimbé d’échos et noyé sous des couches de guitares, se pare très vite d’oripeaux orientaux offrant une coloration psychédélique bienvenue à l’ensemble. »Get Along » au refrain imparable, surprend par sa spontanéité, et sa capacité à faire dodeliner de la tête l’auditeur, vous l’aurez compris, décidément à la fête. Un auditeur pas au bout de ses surprises puisque survient  »Slow Down » faux-titre porté par un orgue de cathédrale et qui referme cette première face en tout point remarquable.

La face B n’est pas en reste et reprend même très fort avec  »Gone » titre sans doute le plus garage et le plus proche de ce que pouvait proposer Ty Segall sur Lemons par exemple, la mélodie pop en sus tandis que « Situation » et surtout  »Hold On Me » montrent un Cronin lorgner avec autant de talent du côté des Sonny & The Sunsets, à savoir une pop délicate et racée.

Globalement d’ailleurs cette seconde face est plus pop et plus marquée par les sixties que la face A, à l’image de  »Again and Again » somptueux morceau, single en puissance qui dans un monde idéal devrait valoir reconnaissance et royalties à son auteur.

Et c’est avec  »The Way Things Go », avec ses faux airs de Beatles-like, que se conclue sur une note plus grandiloquente (quel clavier!), un premier album enthousiasmant qui se place immanquablement parmi les disques à acheter cette année.

Source : Rawpowermagazine

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Twenty Seven Winters http://www.binic-folks-blues-festival.fr/twenty-seven-winters/ http://www.binic-folks-blues-festival.fr/twenty-seven-winters/#comments Mon, 01 Apr 2013 15:38:17 +0000 BreizhKBAdmin http://www.binic-folks-blues-festival.fr/?p=1131

Lire la Suite »]]> Twenty Seven Winters

There are a lot of reasons to dislike many people, laws, restrictions and music.
Usually this is because there is a negative emotional response to the impact any of these things have upon the individual. With people, one can become disappointed with another easily enough if there are expectations, conscious or not, that won’t or can’t ever be reached and laws are impersonal by their very design so as to alienate no-one and include everyone, except those that can afford exemption from them.

Twenty Seven Winters

Music, though, has the ability to clearly expose the emotional output of the performer.
It is clear, see through, invisible and completely accurate in portraying the performer’s creativity and approach to this powerful medium of self-exposure. How many times have you, dear Reader, listened to a performance of a cover-version of a song or tune that you are already familiar with to hear it rendered obsolete by the performer due to them trying to do the song exactly the same, trying to be someone else other than themselves, thereby un-creating it ?

How about when you have heard someone performing and you know because of your emotional response to it that you feel that person performing it, you understand clearly – even if you can’t fully understand that which you are hearing – that you are connecting to another being, through the vivid, unfaltering, honest medium of music and song? You are fortunate, then, to have that ability and desire to listen and hear, and that is what is important – to listen for those that wish only to connect and communicate clearly and openly.

That is what we want to do with you.

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Texas Tea 2013 http://www.binic-folks-blues-festival.fr/texas-tea-2013/ http://www.binic-folks-blues-festival.fr/texas-tea-2013/#comments Mon, 01 Apr 2013 15:37:48 +0000 BreizhKBAdmin http://www.binic-folks-blues-festival.fr/?p=1135

Lire la Suite »]]> Texas Tea

Kate Jacobson and Ben Dougherty began writing together in 2005 as Texas Tea. Since the band’s inception they have created three albums, two EPs and a B Sides long player. Over the course of the band’s history they have gained much critical acclaim and an underground following in the alt country scene. This is the band’s fifth tour to France and second time appearing at the Binic festival. This will be their first time appearing as a four piece band with Myka Wallace on drums and Glen Russell on double bass.

Texas Tea

The duo’s third album was recorded over six days with award winning producer Magoo at his Applewood Lane studios and is by far their best album, exploring folk, alt-country and soul, coming out with a timeless record already garnering much acclaim. The latest record continues exploring typical Texas Tea territory of odd folk, country pop and grim narrative. It is available now on Beast Records in France.

Kate additionally treads the boards as a guitar and keys player for Australian dream pop artist Seja and Ben has been a part of several other Brisbane acts such as The Standing 8 Counts and Vegas Kings.

“Texas Tea are still in my mind a criminally underrated Australian band, and if Sad Summer Hits doesn’t do great things for them, then the Powers that Be are cruel, maniacal bastards of the greatest disrepute. There…I said it.” SONIC MASALA

Texas Tea

“The title should give a hint of what to expect; songs of summer, long afternoons, cool beverages and warm nights, tempered with themes of disdain and bitterness; they make for an extraordinary combination, a twelve track album that I never want to end and like Texas Tea’s previous releases, one that’s been on repeat since first listen.” IT’S MY KIND OF SCENE 5/5, Sad Summer Hits Album Review, Beast Records

“Their voices are haunting and sorrowful enough to remind you of past loves and you get caught up in the emotion that comes through the music. It can either pick you up or bring you down, but either way you can’t help enjoying it.” THE AU REVIEW 8/10

“See Texas Tea because you want to lose yourself in intelligently crafted lyrics, flawless vocals and hip-shaking, foot-stomping, spine-thrilling music. This is one of the best bands you’ll see all year.”
AAA BACKSTAGE

“When Kate sings her voice sticks a knife in the sky so hard it nearly rains. Ben’s voice is like a warm blanket you’d wrap gun parts up in.” RAVE MAGAZINE

“Jacobson and Dougherty’s voices entwine like late-night cigarette smoke, somewhere out on the ledge with fellow travellers like Leonard Cohen and Tom Waits”. THE COURIER MAIL

“Brisbane’s King and Queen of country.” TIME OFF MAGAZINE

“… whereas pale imitators might hint at the sick, sad, demented world that they’re writing about, Texas Tea give that world all the vivid quality of Harry Dean Stanton in Paris, Texas, or a sociopath loitering in the background of a David Lynch film.” BEAT MAGAZINE

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Burn In Hell Europe Tour 2012 http://www.binic-folks-blues-festival.fr/burn-in-hell/ http://www.binic-folks-blues-festival.fr/burn-in-hell/#comments Fri, 04 May 2012 13:39:38 +0000 BreizhKBAdmin http://www.binic-folks-blues-festival.fr/?p=597

Lire la Suite »]]> Europe Tour 2012

Burn In Hell have wreaked havoc throughout Australia and France in the last two years, sating an abundant appetite for their sensual, grinding rhythms and gravelly vocals. Pirate music it ain’t, though some timbers are shivered and sails are hoisted, a more apt portrayal may be a stygian primordial belch, the type of music the devil would relish had he a lust for dance, a lyrical ear, a penchant for sardonic wit and a drum beat his minions would weep for. Think swampy cabaret with a gypsy attitude, dirty gutbucket blues and call and respond field hollers. Then think again…

Burn In Hell

Burn in Hell are a maelstrom of guitar, piano and drums with the occasional guest playing saw, toy xylophone, beer keg, didjerreedoo, metal ironing board and anything that makes noise. This is junkyard music sung by junkyard dogs, carny music for bearded women and two-headed men, the cabaret of the damned and the swamp music of the stranded and abandoned. These rollicking barrelhouse rhythms lead you nowhere close to everywhere and somewhere close to nowhere.

Frontman Glenn screams, howls and bellows out tales of dish-pigging and ditch-digging, drinking, junkies, demented preachers, carousing demons and devils all to the string busting downstrokes of his guitar.
Garry’s piano ain’t no classical fare. In fact a classical piano teacher would have him committed for the strange, bizarre and downright impossible note and chord changes he entices from his tinkering, belting and bashing of the ivories. He will break rules and maybe his fingers one day. Oh and he screams and hollers his fare share of the vocal duties. Try not to make eye contact with him…

Evan’s tubthumping and percussive duties give the lads a backbone, albeit twisted and guttural. We are talking strange backbeats, weirder off beats, crazy on-beats and even the odd hyperbeat. Carelessly careful rhythms serve a purpose here. Tom Waits sang about keeping the Devil ‘Way down in the hole’ but Evan summons via his percussive duties the Devil, Lucifer, Pan, Baphomet, Beelzebub, Morgoth and the Black Prince out from that hole. Watch those hands fly as he belts anything within reach and keeps the whole sonic creation that is Burn in Hell walking down that trail of fire and brimstone while adding his unique vocal rumblings

Burn In Hell

Make sure you place a coin in the hand of Charon before you jump on this ferry…you may not make it to the other side of that lake of fire, but you’ll have a dirty and filthy journey. Burn in Hell return to Europe in 2012 for 3 months touring France (BINIC), Spain, Belgium, Germany, Sweden and the Czech Rep.

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The 1969 Club http://www.binic-folks-blues-festival.fr/the-1969-club/ http://www.binic-folks-blues-festival.fr/the-1969-club/#comments Fri, 04 May 2012 13:06:36 +0000 BreizhKBAdmin http://www.binic-folks-blues-festival.fr/?p=585

Lire la Suite »]]> Une Tranche de brioche punk ?

Le trio briochin (de Saint-Brieuc, BZH, pour les étrangers) propose des morceaux à forts voltages et aux sonorités rock garage, bien électrisés par une chanteuse bassiste, qui se fait appeler Hermann Lopez. La demoiselle a du Charisme et dégage une sacrée énergie sur scène. Elle danse, emmène sa guitare de part et d’autre de la scène et chante avec une voix à la fois puissante et chaude.

The 1969 Club

Douglas (batterie/chant) assure également, au niveau vocal, et lui donne la réplique avec tout autant d’énergie. Il martèle ses fûts avec conviction et classe, tout comme Charlie B. qui porte sa guitare bas, mais décoche des riffs tout en souplesse et en puissance !

C’est à la fois carré, énergique et puissant ! Aucun temps mort, ça dépote de bout en bout du set. On n’a vraiment pas l’impression d’assister à la prestation d’un groupe local peu expérimenté, mais d’un véritable groupe de scène qui maîtrise parfaitement son set ! Des p’tits jeunes qui décoiffent !

En bref, à ne manquer sous aucun prétexte au mois d’Août !

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I Am A Band http://www.binic-folks-blues-festival.fr/i-am-a-band/ http://www.binic-folks-blues-festival.fr/i-am-a-band/#comments Fri, 04 May 2012 12:13:48 +0000 BreizhKBAdmin http://www.binic-folks-blues-festival.fr/?p=577

Lire la Suite »]]> I Am A Band, Ruins Of South

« Less is more », l’adage anglo-saxon aurait pu être inventé pour I Am a Band . Sans passéisme mais avec la nostalgie d’une époque où « mainstream » rimait avec qualité, cet artiste fouille sans relâche la généalogie du rock n’ roll. C’est dans cet esprit que l’album qu’il présente aujourd’hui a été pensé et réalisé. « Ruins of South » est à la fois une évocation et un constat, celui d’une Amérique idéalisée et convoitée, mais confrontée à la réalité paradoxale de l’amnésie de nos sociétés post-industrielles. Assumant à 100% son regard européen, les thèmes de l’oubli, de la perte, de l’absence animent les chansons réunies ici sous l’angle typiquement romantique de la ruine, synthétisant l’apparente hétérogénéité des styles. Ce n’est donc pas un hasard si le label rennais Beast Records, spécialisé dans la musique du diable et tout ce qui s’y rapporte, aidé du label Ill Records, a décidé de signer cet artiste singulier.

I Am A Band

Guitariste contrarié, Fabien Bréart a créé I Am a Band à Limoges après avoir fait ses armes en tant que bassiste dans différents groupes de rock dont The Lost Communists. Avec plus de 250 dates au compteur il défend aujourd’hui un show inspiré des one-man-band inventés par les bluesmen noirs américains des années cinquante et soixante. Ancrée sur une grosse caisse, une charley et un tambourin joués au pied, sa voix au timbre fragile et cristallin, accompagnée à la guitare évoque parfois aussi le style Honky Tonk du sud des Etats-Unis. Des textes ciselés abordant les thèmes propres au genre tels que la quête identitaire, l’errance, l’alcool, les femmes et l’amour perdu, c’est tout un pan de la musique populaire du XXème siècle qu’explore I Am a Band à travers ses compositions et quelques reprises finement choisies. Le tout au service d’une esthétique dépouillée réjouissante dans le paysage musical français.

Pressé en vinyle et en cd, « Ruins of South » est disponible dans la plupart des boutiques indépendantes de France mais également sur le site du label, beastrecords.free.fr

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